Hiver et neurodiversité : une saison pas toujours facile à vivre
- mc
- 22 déc. 2025
- 2 min de lecture
L’hiver peut être une période particulièrement sensible pour les enfants et adolescents neuroatypiques. Baisse de lumière, changement de routines, stimulation sensorielle accrue… autant de facteurs qui peuvent amplifier l’inconfort ou les difficultés.

Sensibilités sensorielles et environnement hivernal
Le froid, les vêtements épais, les tissus rugueux, les bruits de bottes dans la neige ou encore les lumières artificielles plus présentes peuvent perturber certaines personnes, notamment ceux ayant un trouble du spectre de l’autisme ou une hypersensibilité sensorielle. Le simple fait de porter un bonnet ou une écharpe peut devenir source de stress ou d’irritabilité.
Changements de rythme et fatigue accrue
L’hiver s’accompagne souvent d’un rythme plus lent, de journées plus courtes, de moins d’activité physique et de moins de lumière naturelle. Chez les enfants avec une neurodiversité, cela peut impacter l’énergie, l’humeur, la concentration, ou encore le sommeil. On observe même parfois une augmentation des troubles anxieux, une agitation ou une baisse de motivation.
Le manque de lumière, en particulier, peut déséquilibrer le rythme biologique et favoriser la fatigue chronique, comme l'explique cet article sur les effets néfastes du manque de lumière: Manque de lumière symptômes : impacts et solutions simples | Luminette FR
Isolement et besoins sociaux spécifiques
Avec le froid et les activités en intérieur, les interactions sociales peuvent diminuer. Pour un enfant qui a déjà du mal à créer du lien ou comprendre les codes sociaux, l’hiver peut accentuer un sentiment de solitude ou de décalage.
Comment accompagner un enfant présentant une neurodiversité en hiver ?
Respecter ses ressentis sensoriels : Choisir des vêtements confortables, doux et bien acceptés (éviter les matières qui grattent ou les étiquettes), proposer des alternatives comme des cache-cous plutôt que des écharpes.
Maintenir une routine stable : Même si les journées sont plus courtes, garder des repères fixes pour le sommeil, les repas et les temps calmes peut sécuriser.
Favoriser la lumière naturelle : Sortir à la lumière du jour, même brièvement, ou utiliser une lampe de luminothérapie si besoin.
Créer des activités sensorielles adaptées : Jeux calmes à l’intérieur, activités créatives, moments de cocooning avec couvertures douces, musiques apaisantes…
Soutenir les besoins émotionnels : Écouter, rassurer, valider les émotions. Certains enfants auront besoin de plus d’ancrage, de câlins ou de solitude selon leur profil.

En résumé
L’hiver peut amplifier les particularités de la neurodiversité. Avec de l’anticipation, de la souplesse et beaucoup de bienveillance, cette saison peut devenir une opportunité de ralentir, de se reconnecter à soi et de renforcer les liens familiaux dans un cadre sécurisant.
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